Comme le vent d'Ouessant vient griffer la falaise, comme l'aube, en jouant, peut faire fondre les neiges, comme les folles fièvres, de fantasmes en malaises, comme les doigts du Diable distillent les arpèges, comme un océan, un lac, avant les ouragans,comme un grand requin bleu sommeille entre deux eaux, comme un horizon pâle pour un soleil couchant, comme un aigle royal survole les roseaux JE T'AIME ! Sur la longue route,
Qui menait vers toi, le vent de décembre me gelait au cou, qu'importait décembre si c'était pour toi.
Elle fut longue la route, mais je l'ai faite, la route, celle-là, qui menait jusqu'à TOI, et je ne suis pas parjure,si ce soir, je te jure, que, pour toi, je l'eus faite à genoux, il en eut fallu bien d'autres,que quelques mauvais apôtres,que l'hiver ou la neige à mon cou, pour que je perde patience, et j'ai calmé ma violence, ma plus belle histoire c'est toi.